La Charte de Bientraitance

Mettre en œuvre le meilleur accompagnement possible.

Toute décision est prise dans l’intérêt supérieur de l’enfant. Ce dernier est primordial, que ce soit dans le concept, dans les relations avec les parents, dans les questions organisationnelles. L’essentiel du temps, des moyens et de l’énergie disponible sont engagés dans cet objectif.

 

  • L’enfant est encouragé à devenir acteur de son projet à hauteur de son âge et ses capacités.
  • Une vision positive de l’enfant et sa famille est cultivée avec soin, et l’évaluation de leurs capacités, qualités, compétences, aptitudes est réalisée.
  • L’enfant est vu comme un sujet en tant que tel et non comme un objet d’accompagnement.
  • Tout est mis en œuvre pour respecter l’intégrité physique et psychique, la dignité et l’intimité des enfants.
  • Dès son accueil, une évaluation des besoins de l’enfant est enclenchée.
  • Le départ est réfléchi pour permettre une séparation et non une rupture.
  • La famille est considérée comme un partenaire privilégié et est intégrée à l’accompagnement de l’enfant autant que possible.
  • Le consentement éclairé est recherché pour les enfants et leurs parents afin de leur permettre de faire un choix en connaissance de cause. Ce choix sera respecté sauf mise en danger.
  • Un accompagnement individualisé « sur mesure » est assuré. « Je dis ce que je fais, je fais ce que je dis ».
  • La sécurité de tous est garantie par des mesures concrètes, des procédures et une attention constante.
  • Les références théoriques et conceptuelles qui soutiennent notre intervention sont plurielles.
  • L’ouverture sur l’extérieur est privilégiée. Elle est une ressource au développement de l’enfant.
  • Le réseau partenarial est entretenu au niveau scolaire, social, professionnel, médico-thérapeutique et judiciaire.
  • Viser l’autonomie et favoriser l’inclusion sont des objectifs principaux de nos interventions.
  • Les maisonnées sont adaptées aux besoins des enfants. Elles sont chaleureuses, entretenues et font partie intégrante de la qualité de l’accompagnement.
  • La cohérence éducative est un objectif : nous ne sommes pas obligés d’être d’accord mais nous sommes obligés de nous mettre d’accord.
  • Le respect du secret professionnel par mission est une attention de tous les instants. Une vigilance est faite quant au respect du droit à l’image et aux transmissions d’informations.
  • Une attitude professionnelle d’écoute et de discernement à chaque étape du parcours de l’enfant est demandée.
  • La recherche de l’amélioration de la qualité d’accueil, d’accompagnement, d’hygiène, d’alimentation, de confort, de mobilité… est constante.
  • Les convictions philosophiques, culturelles, religieuses et autre choix de vie de chacun sont respectés.
  • Politique de la main sur l’épaule : les professionnels sont invités, à mettre la main sur l’épaule d’un collègue qui serait dans une attitude/posture potentiellement maltraitante. Ce signe veut dire « tu sors de ton cadre, je prends le relais ». Le collègue qui voit la main sur son épaule, est invité à se stopper net et à passer le relais. La situation est ensuite rediscutée entre collègues présents, et/ou avec le cadre, et/ou en réunion d’équipe, et/ou en analyse de pratique. Aucun jugement de la posture n’est toléré pour permettre une démarche encourageante vers plus de bientraitance.
  • Politique de la porte ouverte : les cadres, la psychologue, la secrétaire de direction sont invités à laisser plus régulièrement leur porte ouverte pour accueillir les professionnels qui auraient besoin d’échanger et/ou décharger leurs émotions.
  • Utilisation de l’humour pour faire les pas de côté, pour pouvoir dire autrement ce qui se vit. « On sait, en effet, qu’en plaisantant, on peut tout dire, même la vérité ».