L’enfant


Les besoins fondamentaux de l’enfant

Les besoins fondamentaux de l’enfant sont indissociables de « l’intérêt de l’enfant », terme désormais clairement nommé dans la loi de 2016, et qui devient la priorité. La primauté de l’intérêt de l’enfant implique que ses besoins fondamentaux soient identifiés et satisfaits en priorité, avant et même au détriment, le cas échéant, des besoins d’une autre personne, et notamment de ses parents.


Un important travail a été mené, à la demande du ministère des familles, et a abouti au rapport « Démarche de consensus sur les besoins fondamentaux de l’enfant en protection de l’enfance ». L’objectif de cette démarche était de pouvoir établir une vision commune des besoins fondamentaux de l’enfant. L’objectif général est le suivant : « Ces besoins communs et universels sont reconnus fondamentaux, dans le sens où leur satisfaction permet la construction du sujet dans la plénitude de ses potentialités, du respect de ses droits et au service de son développement et de son accès à l’autonomie et à la socialisation ».
Pour les auteurs de ce rapport, le besoin de sécurité est considéré comme méta-besoin qui conditionne tous les autres (mentionnés sur le schéma suivant). En effet, si le besoin de sécurité affective et physique n’est pas satisfait, les autres besoins ne pourront pas l’être ou de façon incomplète ou inadaptée. Cela est d’autant plus vrai pour les enfants relevant de la protection de l’enfance. En effet, ces enfants voient leur développement compromis du fait des situations auxquelles ils sont confrontés.

La carte des besoins fondamentaux universels de l’enfant :

Chacun de ces besoins est « fondamental et/ou universel » au sens où l’absence de satisfaction de l’un d’entre eux, a fortiori de plusieurs, met l’enfant en risque d’en subir un préjudice au niveau de son développement.

Pour une grande majorité des enfants accueillis à la maison d’enfants Saint Joseph, c’est le méta besoin de sécurité qui est mis à mal, venant entraver leur capacité d’une sécurité interne suffisante pour favoriser l’individuation, la régulation émotionnelle, l’ouverture sur le monde, la capacité d’apprentissage, l’estime et la confiance en soi.